Road to PVT
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Témoignage7 min de lecture·Mars 2025

PVT Australie : comment j'ai navigué entre fermes, surf et imprévus

On m'avait parlé de liberté, de surf, de soleil et de jobs faciles. Dans ma tête, tout était simple : arriver, trouver un travail, profiter. La réalité ? Bien différente. Pas pire. Juste plus vraie.

Je suis arrivé à Sydney, excité et un peu perdu. Les premiers jours : un hostel bondé à Bondi Beach, des rencontres tous les jours, et la sensation que tout était possible. Mais très vite, j'ai compris : s'intégrer, trouver un boulot et organiser sa vie prend du temps. Rien ne se met en place automatiquement.

La première ferme — et la première leçon

Avec un Français rencontré sur place, on a décidé de quitter Sydney et de tenter notre chance en région. On a acheté une voiture et travaillé dans une ferme à quelques heures de la ville. On conditionnait des herbes fraîches — les journées étaient longues, mais le salaire correct.

Le seul bémol ? Cette ferme ne comptait pas pour les 88 jours du visa. Et deux semaines plus tard, faute de travail, une vingtaine de personnes ont été renvoyées. Une réalité fréquente en Australie : le travail dépend du rythme des saisons, et en casual, on peut perdre son poste du jour au lendemain.

Retour à Sydney — poser les bases

De retour à Sydney, sans plan précis, je me suis appuyé sur mes compétences et ai trouvé un poste en cuisine à Bondi. Routine simple : travailler, surfer, rencontrer du monde. Une période essentielle pour poser des bases solides et reprendre confiance.

Le détour aux Fidji — l'imprévu qui change tout

L'envie de bouger revient. Direction Cairns pour commencer le travail agricole nécessaire au PVT… mais une opportunité inattendue surgit : une compétition de surf aux Fidji. Deux semaines intenses, imprévisibles, qu'on ne peut pas planifier mais qu'on n'oublie jamais.

C'est ça aussi le PVT : parfois, le plan initial disparaît complètement. Et c'est souvent là que se créent les meilleurs souvenirs.

La ferme sérieuse — valider les 88 jours

De retour en Australie, l'objectif était clair : trouver une ferme sérieuse pour valider les 88 jours et renouveler mon visa. Après un road trip le long de la côte Est, j'ai trouvé une exploitation agricole à Noosa où je suis resté plusieurs mois. Travail physique, rythme soutenu, adaptation constante. Pas simple, mais profondément formateur.

Cette première ferme m'a permis de valider mes 88 jours pour mon deuxième visa. J'attaquais désormais le travail nécessaire pour un troisième visa, dans une ferme de gingembre.

Ce que j'en retiens

  • Rien n'est immédiat — l'adaptation prime sur le plan
  • Les rencontres changent tout — réseau, opportunités, moral
  • Vérifier qu'une ferme compte pour les 88 jours avant de commencer
  • Bien se préparer évite beaucoup d'erreurs — et de mauvaises surprises

L'Australie ne se limite pas à un voyage ou à un boulot à l'étranger. C'est un vrai terrain d'apprentissage, parfois brutal, souvent incroyable. Aujourd'hui, je continue mon aventure avec un objectif clair : faire mes jours de ferme pour renouveler mon visa, vivre pleinement chaque étape, et partager tout ce que j'apprends avec ceux qui veulent tenter l'expérience dans les meilleures conditions.